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  • : Ce blog a la prétention de présenter une poésie différente. Elle intégre des sujets rarement abordés. L'ésotérisme en général y est souvent représenté. Toutefois, les puristes pourront apporter leur avis sur des textes plus littéraires.
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Etant l'auteur de l'ensemble des textes présentés, je souhaite par ce biais, interpeller un éventuel éditeur.

Si le hasard veux bien se montrer clément.

 

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Mardi 14 février 2006
Ils savent que les ombres, blanches ou brunes
Côtoient d’autres chemins sous la lune
Et tentent pour leur bien de les apercevoir
Parfois même dans les méandres du manoir

Avec méfiance et acharnement
Ils chassent ainsi chaque soir
Car l’oubli et le désespoir
En ont fait des esprits errants

Ils guettent, un crucifix à la main
Parfois même jusqu’au matin
En sachant que les libérés
Retrouveront paix et sérénité

Ils en oublient parfois la raison
Et font avec humilité
Ce que leurs permettent les dons
Et la confiance de leur divinité

Ils arpentent les lieux d’instinct
Avec pour seul défaut leur confiance
Et se laissent guider par d’énigmatiques gardiens
Prêts à influencer leur conscience

Ils oeuvrent avec foi et détermination
Et attendent patiemment les messages
Qui font de leurs croyances une dévotion
Naturellement protégée contre les présages

Ils ont maintes fois évincé
Parfois en levant le verre
Mais en respectant la dignité
Des âmes au cœur ouvert

Le temps a transformé leur vie en destinée
Pour une quête permanente de vérité
Mais personne ne connaît l’existence de l’invisible
De son caractère lunatique et nuisible
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Dieu a écrit le destin de ce monde
Avec les conseils de Satan
Qui a abandonné ses enfants,
Désormais les voix grondent

Ils l’ont laissé vivre son sort
Agonisant sur une croix.
Ils ont attendu de le voir mort
Pour justifier l’existence de la foi

Le saint n’exige aucune finalité,
Le déchu n’attend que des âmes.
Et le monde ressemble à un échiquier

Naïveté oblige, l’ignorant en sait autant
Sur l’avenir de l’immatériel intelligent
Que l’initié, victime de son orgueil.

Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
En passant dans la galerie sous la lumière
Les vitraux livrent leurs intimistes secrets
Offrant aux curieux un livre ouvert
Sur un sombre passé un rien surfait

Les scènes se succèdent parfois sans logique
Du moins apparent, alors ils restent attentifs
Et observent les ombres d’un œil admiratif
Pour constater l’œuvre d’un air nostalgique

Certains ont connu l’angoisse
En détaillant le septième vitrail
Qui menace directement la paroisse

Ils pensent que certaines prophéties
Prendront un jour la réalité pour refuge
Quand un prêtre souillera le vitrail de son sang impie
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Le vent qui entoure si bien la couche conjugale
Berce les amants, les endort lentement
Ils rêvent de jeux interdits, défiant la morale
Ils rêvent qu’ils s’aiment, comme avant

Un filet de lumière pénètre dans la chambre
Laissant deviner la dame blanche, dans le ciel
Ils s’aiment, partageant quelques baisers au goût de miel
Allongés, nus sur une fourrure couleur d’ambre

Il regarde discrètement le sommeil de sa belle
Et se fait gardien de ses nuits, de sa chair rebelle
Attendant patiemment les premières lueurs du jour
Pour lui déclarer une fois de plus son amour

Timidement, le soleil naît sur la cité
La vie reprend ses droits légitimes, sans hésiter
Elle ouvre les yeux à la croisée des regards indécis
Il respire son doux parfum, extrait de lys

La fraîcheur matinale envahit la pièce
Ils regardent par la fenêtre, semblant d’ivresse
Que de voir les rochers, le sable fin et au loin la mer
Se retirer fièrement sous quelques embruns amers

Elle observe le phénomène pour la première fois
Vêtue d’une robe en velours et d’un voile en soie
Elle se Distrait à regarder les écumantes
Et les époux accompagnant leurs élégantes

Emerveillée, elle descend sur le rivage
Cherchant le contact du sable chaud
Elle ôte ses souliers, déboutonne son corsage
Et apprécie les saveurs de la plage sur sa peau

Un tant soit peu scandaleuse, le trait juvénile
Elle parcourt la jetée, le pas souple et agile
S’arrête pour regarder l’astre faire sa révérence
Comme dans les souvenirs évoquant son enfance

Assise près du rivage, elle écoute l’océan
Son ami, derrière elle, le ton galant
Lui dit « je t’aime » lorsque la nuit se fait monotone
Lorsque d’un fin baiser les regards s’abandonnent
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Elle s’est éveillée avec une nouvelle identité
Et un état d’esprit reflétant la sérénité
Elle aborde le monde sans vraiment l’influencer
Loin des tumultes de la vie, elle découvre sa condition de trépassée

Souvent, elle s’étonne en constatant son potentiel
Emerveillée par les privilèges qui lui furent accordés
Elle a assisté à son propre cérémonial devant l’autel
Et ne regrette en rien la perte de son enveloppe charnelle

Elle n’a pour le moment aucune notion d’éternité
Mais apprend à maîtriser son héritage éthéré
En exerçant son pouvoir de suggestion
Sur un environnement prisonnier de la réflexion

Elle use sans modération de sa liberté
Et a fait de l’irrationnel une institution
Mettant à profit l’ignorance et les préjugés
Elle a un goût prononcé pour la superstition

Elle croyait au bien fondé de son unicité, de sa présence
Et a compris à ses dépens l’inutilité de son existence
Elle souhaitait exhiber sa mort pour en faire une évidence
Et prouver qu’il y a une vie après le silence

Le temps et la solitude ont affecté son jugement
Elle n’est plus aujourd’hui qu’un fléau errant
Une entité sans repère, sans conviction
Qui chaque soir s’éloigne un peu plus de la raison
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Elle ressent les vibrations depuis son adolescence
Et comprend aujourd’hui le désarroi de ces présences
Elle tente de les aider à apprendre le concept d’immortalité
Certains ne savent pas encor qu’ils sont décédés

Elle n’a jamais connu la moindre peur
Tout au plus quelques doutes imprécis
Elle ne sait pas toujours, même si elle s’exécute avec cœur
Si elle communique réellement avec les esprits

Elle s’isole dans une pièce sombre
Se servant d’un vieux guéridon
Et connaît parfois quelques appréhensions
En invoquant ceux qu’elle appelle les ombres

Simplement parce qu’elle souhaite donner une chance
A tous les revenants qu’elle côtoie régulièrement
Même si certains sont ainsi volontairement
Et apprécient pleinement leur nouvelle apparence

Elle cherche des solutions parmi les âmes tourmentées
Pour éviter les affres d’une existence post mortem
Elle use de ses capacités par crainte de l’éternité
Souhaitant se préserver d’une mort bohème
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Il se prétendait lui-même écrivain et incompris
Cherchant son inspiration dans les cimetières
Il n’avait jamais réussi à diffuser ses manuscrits
Imprégnés par la noirceur du monde et la misère

Il se produisait dans les estaminets de bas quartiers
Et espérait au moins une fois un auditoire attentif
Jusqu’au soir ou un vieil homme chétif
Se présenta et lui dit que son œuvre ne devait être achevée

Il ordonna de déposer la plume et de refermer l’encrier
Et prétendit que les mots posés sur ses parchemins
Donnaient vie aux ombres et aux esprits malins

Il écrivit pourtant jusqu’à la dernière page
Et mourut sur l’instant étouffé par un revenant
Qu’il avait néanmoins engendré sur un sonnet satisfaisant
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Elle se baladait dans les sombres allées
Et cherchait ne serait-ce qu’une part de vérité
Elle discutait longuement avec les trépassés
Qui faisaient preuve d’une certaine humilité

Elle connaissait tous les noms des occupants
Et trouvait un peu de réconfort
Même parmi les quelques revenants
Qui pensaient ne pas être morts

Elle s’endormait parfois près d’une stèle
Ne cherchant que calme et sérénité
Elle se surprenait souvent à rêver
Croyant entendre les doux refrains du ménestrel

Elle se faufilait à la lueur du couchant
Pour échapper aux regards des vivants
Et ainsi rejoindre prestement
Ses compagnons, plus encor des confidents

Elle cherchait à profiter de l’expérience
Prodigué par les anciens du cimetière
Et s’abreuvait de leurs connaissances
Afin de préparer son passage dans l’autre sphère

Elle possédait un indéniable charisme
Qui intriguait fortement les esprits
Elle se montrait libérée, loin des interdits
Et dénotait parfois un certain animisme

Les ombres avaient divulgué maints secrets
Trop pour une enfant à la recherche d’une identité
Ils ont fait d’elle une résidente pour l’éternité
Qui ne connut jamais la vérité qu’elle convoitait
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Il reçut un jour une lettre parfumée
Lui ordonnant pressement de la renvoyer
A l’une de ses proches connaissances
Afin de préserver l’intégrité de son existence

Il conserva plusieurs jours son courrier
Sans jamais d’en préoccuper
Et la rangea sans appréhension
Dans un tiroir, bien au fond

Trois semaines passèrent avant de ressortir la missive
Qu’il considéra comme une hâblerie déplacée
Et jeta volontiers dans le foyer de sa cheminée

Il reçut peu après un avis de décès
Et apprit profondément affecté
Que son frère jumeau venait de trépasser
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Mardi 14 février 2006
Il errait dans les sombres couloirs de l’inquisition
Et entendait les hurlements des suppliciés
Il appréhendait le but de sa destinée
Et voulait échapper à ses obligations

Fils d’un inquisiteur influent
Il se devait d’être présent
A chaque exécution

Il avait reçu une éducation religieuse
Faite de principes moraux et d’images pieuses
Mais il était tourmenté par des contradictions
Qui lui faisaient perdre peu à peu sa dévotion

Il pensait que les exécuteurs
Se devaient de dispenser la justice
Avec dignité et honneur

Il défia l’autorité de son père
Qui ne voyait en lui qu’un successeur
Prêt à tous les sacrifices pour son seigneur
Un membre actif reconnu par ses pairs

Il fut longuement questionné
Sur la nature de ses convictions
Mais renia les fondements de la religion

Il fut laissé en vie suffisamment longtemps
Pour exprimer son désir de recouvrer la foi
Mais il n’en fit rien et fut soumis au carcan
Par son propre géniteur mais homme de loi
Par Pascal - Publié dans : poesie
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