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  • : Ce blog a la prétention de présenter une poésie différente. Elle intégre des sujets rarement abordés. L'ésotérisme en général y est souvent représenté. Toutefois, les puristes pourront apporter leur avis sur des textes plus littéraires.
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Texte libre

Etant l'auteur de l'ensemble des textes présentés, je souhaite par ce biais, interpeller un éventuel éditeur.

Si le hasard veux bien se montrer clément.

 

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Jeudi 16 mars 2006
Première nuit
Nous sommes arrivés au manoir
Pour connaître au mieux les arcanes de l’esprit
Il est temps de profaner cet ancien mouroir

Deuxième nuit
Nous avons fait appel au magnétiseur
Pour sonder les murs et découvrir leurs abris
Mais nous commencions seulement notre labeur

Troisième nuit
L’occultiste s’est tenu à l’écart du salon
En prétendant qu’il avait été averti
Par de sombres vibrations

Quatrième nuit
Des formes imprécises nous ont encerclées
A leur passage le sol s’est assombri
Et les bougies se sont consumées

Cinquième nuit
Nos investigations ont été récompensées
Même les plus sceptiques ont été convertis
Par les divers phénomènes observés

Sixième nuit
Notre guide s’est absenté quelques heures
Avant que retentisse un cri
Nous n’avons jamais revu le professeur

Septième nuit
Certains meubles sont en mouvement perpétuel
Nous sommes de plus en plus démunis
Et avons envisagé de quitter le castel

Huitième nuit
Le voyant se remet difficilement de ses visions
Il est de plus en plus affaibli
Nous ne savons rien de son infection

Neuvième nuit
Il est temps de quitter ce lieu damné
Nous ne connaissons finalement rien de notre ennemi
Et ne pouvons plus garantir notre sécurité

Dixième nuit
Nous avons tenté de nous échapper
Mais nous avons failli
Les portes se sont refermées

Onzième nuit
Il est inutile de fuir la fatalité
Une fine brume est apparue, tout est bientôt fini
Nous acceptons finalement notre destinée

Douzième nuit
Il est entré, mais nous ne savons pas quoi
Nous manquons d’oxygène, peu à peu étourdi
Il ne nous reste que l’effroi

Treizième nuit
Je n’entends plus rien, je suis dans le noir
La demeure nous a choisis
Il n’y a plus aucun espoir

Quatorzième nuit
J’essaie d’avancer, le sol est glissant
Je ne suis pas seul, je sais qu’il est ici
Cette chose porte sur elle l’odeur du sang

Quinzième nuit
Je tremble, de peur
Je le sens tout près d’ici
Adieu, je sens battre son cœur
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Quoi de plus naturel
Pour un dinandier
De sans cesse marteler

Quoi de plus naturel
Pour un chevalier servant
D’aider les faibles et les innocents

Quoi de plus naturel
Pour un fossoyeur
D’aimer son labeur

Quoi de plus naturel
Pour un maréchal-ferrant
De ferrer un alezan

Quoi de plus naturel
Pour un mort
De ne pas regretter son sort

Quoi de plus naturel
Pour celui qui ne possède rien
D’envier son prochain
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Il portait en permanence un symbole de Baphomet
Judicieusement camouflé sous ses atours
Comprenant parfaitement où se trouvait son intérêt
Pour ne pas dévoiler ses convictions au grand jour

Au moment où il en avait le plus besoin
La religion ne lui a été d’aucun secours
Il s’est rapidement retrouvé sans recours
Lorsque ses parents sont morts avec un prêtre pour témoin

L’esprit obnubilé par la douleur et la rancune
Il s’est laissé convaincre par la confrérie
Qui s’est servie de son infortune
Pour en faire un asservi

Après plusieurs mois d’endoctrinement
Ils lui ont insufflé un certain sens du devoir
Qui a totalement bouleversé ses sentiments
Ne voyant en ce monde qu’un immense désespoir

Il est aujourd’hui le dernier frère
A s’asseoir près du pentacle presque effacé
Par le sang de ses maîtres qu’il a décimés
Parce qu’ils l’avaient appelé porte-misère
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006

Il évoluait dans les riches ruelles
En se faisant témoin des heures tardives
Il observait les couples dans les coursives
Et les voleurs avides d’escarcelles

Il écoutait les conversations des notables
Installés confortablement au fond du fiacre
Se croyant à l’abri des indiscrets et des indésirables
Il acheminait volontiers les prêtres et les diacres

Il gardait pour lui l’intimité et les instants de vie
Glanés parmi les philosophes et les saints d’esprit
Qui officiaient aux terrasses du quartier latin
Souvent jusqu’aux premières lueurs du matin

Son carrosse constituait sa seule fierté
Il l’entretenait avec la générosité
Des élégantes bien accompagnées
Qui en appréciaient le velours mordoré

Ne pouvant plus conduire son attelage
Et souffrant aujourd’hui de son grand âge
Il ne lui reste que des souvenirs sans importance
Et des anecdotes qu’il préfère taire par décence

Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Il aimait flâner dans le grenier de ses parents
Cherchant des souvenirs parmi les vieux coffrets
Lorsqu’il se sentait seul, oubliant parfois jusqu’au présent
Il s’interrogeait et comprenait peu ce monde imparfait

Il trouva derrière une trappe à peine dissimulée
Une vieille tablette en bois, finement sculptée
Il eut du mal à en saisir l’utilité
Et resta des heures ainsi, à l’observer

Jusqu’à ce qu’il aperçoive une lentille de verre ébréchée
Opérer quelques mouvements désordonnés
Il recula d’un pas, surpris mais intéressé
Par le fait qu’il n’avait rien fomenté

Il délaissa l’objet pendant plusieurs printemps
Mais ne put contrôler son obsession grandissante
Et tenta d’élucider son fonctionnement
A l’aide d’un opuscule aux pages vieillissantes

Il essuya maints échecs, connut nombre de déceptions
Sans entamer la moindre conversation
Il n’obtint pas une seule impulsion
Et le rangea définitivement après tant d’illusion

Et pourtant chaque soir il entend
Sur le plateau, les frottements incessants
A sa mort il demanda comme dernière volonté
Que l’artefact soit enterré à ses cotés
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006

Elle essayait de se souvenir de sa seconde vie
En usant de transcendantes méditations
Elle humait diverses substances à foison
Pour l’aider à soigner son caractère indécis

Elle se prêtait à des expériences spirituelles
Et voulait rendre son âme éternelle
Avec quelques essences naturelles
Puisées dans les plantations de capselles

Elle quittait régulièrement la citadelle
Pour se rendre dans une vieille chapelle
Et prier l’idole qu’elle avait déposée
Voici déjà quelques années

Elle s’était forgée au fil du temps
Un semblant de dévotion
Et ne voulait partager ses opinions
Qu’avec des fourbes et des clairvoyants

Il était difficile pour elle d’appréhender ses idées
Elle était hantée par un paradoxe permanent
Qui se montrait rarement indulgent
Et faisait d’elle un être incohérent et inadapté

Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Elle s’était gravée une étoile
Dans le creux de la main
Et se cachait d’un voile
Au petit matin

Elle était souvent dénigrée
Parce qu’elle avait adopté
Une religion inconsistante

Elle s’inventait des histoires
Et finissait toujours par y croire
Elle reprochait aux autres religieux
D’exercer avec un esprit insidieux

Pendant les offices elle imposait sa présence
Essayant de convertir avec insistance
Les âmes égarées par le mensonge

Elle était fanatisée par ses propres croyances
Et faisait parfois preuve d’une grande intolérance
Face à des gens dont la foi ne devient une priorité
Que quand ils sont victimes de la fatalité

Elle expliquait volontiers ses convictions
Espérant un peu de compréhension
Qui la rendrait peut être un peu plus humaine
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Vendredi 10 mars 2006
Un petit garçon désolé de n’être que lui-même
Se penchait sur la vie et la condition humaine
Il cherchait une excuse pour évincer l’intolérance

Il se considère comme un vagabond sans avenir
Un visage marqué par le passé, avare de sourires
Sa vie n’est qu’errance et apprentissage de la vie

Il fut rejeté à cause de ses différences
Doutant parfois du peu de sa volonté
Mais il aime partager son simulacre de liberté

Prisonnier de ses pensées et de sa destinée
Il marche droit en essayant de contenter ses envies
Confronté aux lois d’une réalité altérée

Subissant le doute et l’hypocrisie
Sans même pouvoir se faire entendre
Il n’est qu’une victime, ce qu’il ne peut comprendre

Il aimait sa compagne, ses amis
Et tous ses privilèges qui lui sont aujourd’hui interdits
A cause de son prochain et d’une quête éphémère

La charité et l’amour brillent toujours dans son regard
Il navigue difficilement, au milieu des blafards
Mais il refuse d’abandonner ses idées

Considéré comme un être sans dignité
Il poursuit son chemin, évinçant peu à peu l’ignorance
Il ne survit que pour favoriser les opportunités

Devenu philosophe avec l’expérience de son vécu
Cet enfant des étoiles à l’anticonformisme reconnu
Ne regrette pourtant rien de son passé perdu

Il possède un esprit de révolte confirmé
Opposé aux mouvements matérialistes prononcés
Il refuse de se fondre dans une société sans moralité

Il sait aujourd’hui qu’il n’est plus seul
Mas il sait que son œuvre est immaculée
Il n’a dans son esprit, que le bien de l’humanité
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Vendredi 10 mars 2006
Il arrive parfois, certains soirs d’été
Sous les reflets argentés, lorsque la lune est pleine
Que l’on aperçoive dans les clairières abandonnées
Des lumières se mouvoir avec sensualité

En s’attardant un peu, loin des regards indiscrets
Les privilégiés cherchent à percer le secret
De ces danses macabres, de ces chorégraphies
Apparents galbes d’intelligences de quelques esprits

Il n’y a que des ombres à peine perceptibles
Ou une présence spectrale épanouie, un courant d’air
Conscient de l’appréhension à la vue de son suaire

Il comprend son état, et la forêt son sanctuaire
Il aime la hantise voluptueuse, en silence
Et se satisfait à stimuler les vivants dépendants de leurs sens
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Vendredi 10 mars 2006
Elle demeurait seule, dernière vie du manoir
Avec pour seule compagnie son reflet dans le miroir
Elle entendait parfois le cri du désespoir
Retentir violemment par delà les couloirs

Elle pensait pouvoir apporter un peu de réconfort
Aux résidents légitimes, même s’ils sont morts
Elle a cherché les tombes et les oubliettes abandonnées
Pour qu’enfin reposent en paix les trépassés

Elle a tenté de percer les secrets de la demeure
Mais en vain, et chaque nuit sans plus aucune conviction
Elle attend que passent la hantise et ses humeurs

Elle sait que son titre de dernière héritière
Ne lui donnera le droit à la vérité
Que si elle rejoint ceux qui l’ont sollicité
Par Pascal - Publié dans : poesie
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