Nous sommes arrivés au manoir
Pour connaître au mieux les arcanes de l’esprit
Il est temps de profaner cet ancien mouroir
Deuxième nuit
Nous avons fait appel au magnétiseur
Pour sonder les murs et découvrir leurs abris
Mais nous commencions seulement notre labeur
Troisième nuit
L’occultiste s’est tenu à l’écart du salon
En prétendant qu’il avait été averti
Par de sombres vibrations
Quatrième nuit
Des formes imprécises nous ont encerclées
A leur passage le sol s’est assombri
Et les bougies se sont consumées
Cinquième nuit
Nos investigations ont été récompensées
Même les plus sceptiques ont été convertis
Par les divers phénomènes observés
Sixième nuit
Notre guide s’est absenté quelques heures
Avant que retentisse un cri
Nous n’avons jamais revu le professeur
Septième nuit
Certains meubles sont en mouvement perpétuel
Nous sommes de plus en plus démunis
Et avons envisagé de quitter le castel
Huitième nuit
Le voyant se remet difficilement de ses visions
Il est de plus en plus affaibli
Nous ne savons rien de son infection
Neuvième nuit
Il est temps de quitter ce lieu damné
Nous ne connaissons finalement rien de notre ennemi
Et ne pouvons plus garantir notre sécurité
Dixième nuit
Nous avons tenté de nous échapper
Mais nous avons failli
Les portes se sont refermées
Onzième nuit
Il est inutile de fuir la fatalité
Une fine brume est apparue, tout est bientôt fini
Nous acceptons finalement notre destinée
Douzième nuit
Il est entré, mais nous ne savons pas quoi
Nous manquons d’oxygène, peu à peu étourdi
Il ne nous reste que l’effroi
Treizième nuit
Je n’entends plus rien, je suis dans le noir
La demeure nous a choisis
Il n’y a plus aucun espoir
Quatorzième nuit
J’essaie d’avancer, le sol est glissant
Je ne suis pas seul, je sais qu’il est ici
Cette chose porte sur elle l’odeur du sang
Quinzième nuit
Je tremble, de peur
Je le sens tout près d’ici
Adieu, je sens battre son cœur
