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  • : Ce blog a la prétention de présenter une poésie différente. Elle intégre des sujets rarement abordés. L'ésotérisme en général y est souvent représenté. Toutefois, les puristes pourront apporter leur avis sur des textes plus littéraires.
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Texte libre

Etant l'auteur de l'ensemble des textes présentés, je souhaite par ce biais, interpeller un éventuel éditeur.

Si le hasard veux bien se montrer clément.

 

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Jeudi 16 mars 2006
Il vit la lumière s’éloigner
Alors qu’il n’avait pas huit ans
Et profitait d’étonnantes facultés
Même pour un innocent

Il avait son nom inscrit sur un traité impur
Déjà bien avant sa naissance
Mais bénéficiait d’un autre état de conscience
Qui l’éloignait naturellement du parjure

Pour les initiés, il était un messie
Pour les autres il était illégitime
Un enfant sans père, sans conviction intime
Qui promettait un nouveau paradis

Ils ont joué avec les religieux
Et se sont délectés de leurs cris
De leurs visages adipeux
Déformés par une lente agonie

Il commandait aux humains éveillés
Pour mieux profiter de leur vie
Qu’il a ôté avec envie
Le jour où les croix se sont inversées

Il se disait prophète et martyr
Pour amuser les sujets de son empire
Qui espéraient que son proche avenir
Ne soit qu’un dernier soupir
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Qu’il est bon parfois de sentir la sérénité
Et de savourer la douceur d’une brise d’été
Flattant les spectres dansants sur l’éternité
Qui protègent les cimetières inviolés

Leur soutien est indécent jusqu'à la mise en terre
Mais c’est aussi leur dernière demeure
Le chant des morts résonne sans peur
Jusque dans les plus profonds sanctuaires

Ils se sont levés dans le silence
Ils se sont révoltés avec patience
Ils ont jugé les vivants avec indifférence
Parce que personne n’a évoqué leur innocence

Ils n’ont plus la moindre existence
Mais ont perdu le goût de la raison
Ils agissent en dehors de la confiance
Aveuglés par de vives contradictions

Ils ont volontairement oublié le sens de la sagesse
Et en ont démontré l’inutilité dans leur communauté
Pour alimenter une foi exacerbée
Mère de disgrâce qui pour eux n’est qu’une caresse

Ils ont adopté l’intolérance comme religion
Près à soulever les stèles de leurs frères
Pour s’allier contre d’inutiles prières
Et enfin entendre au loin le rire du démon
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Elle flânait souvent les soirs de printemps
Et s’éloignait délicatement en promenade
Pour marmonner quelques aubades
Dans les allées lorsqu’elle était enfant

Elle oublia les interdits juste pour une fois
Et se rendit au-delà des frontières du domaine
Pour atteindre les rives de la seine
Et revoir enfin le crépuscule sur le bois

Elle vit au loin se profiler
Les brumes qui ont marqué sont enfance
Ne laissant qu’un souvenir épuré
De vieilles douleurs dont elle ne peut effacer la présence

Elle se souvient encor de ses parents
S’éloigner à travers un voile blanc
Sur les flots calmes du fleuve
L’abandonnant, seule avec ses épreuves

Elle fut élevée par les ursulines de Rouen
Avant de fuir l’enceinte du couvent
Pour rejoindre le manoir familial
Qui a perdu bien plus que son charisme royal

Elle choisit d’attendre patiemment le trépas
Au milieu des meubles recouverts de draps
Profitant du silence pour regretter
Ce que la vie ne lui a pas donné
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Il adorait flâner dans son cimetière
Et conseillait à tous les futurs morts, souvent en vain
De ne pas attendre la mise en bière
Pour essayer un modèle en chêne ou en sapin

Il sentait quand un acquéreur se montrait hésitant
Et redoublait d’ingéniosité pour stimuler le chaland
Quand il manquait singulièrement d’arguments
Il arborait un regard triste et nonchalant

Il exhibait rarement ses plus belles collections
Sauf pour les grandes occasions
Et offrait un cercueil au négociant le plus malin
Accompagné d’une couche de soie ou de satin

Il déplaçait les urnes par pure plaisanterie
Laissant aux familles le soin de retrouver
Les emplacements respectifs des trépassés
Tout en proférant de discrètes railleries

Il faisait visiter de temps à autre les caveaux
Et vantait les mérites de certains édifices
La tranquillité qui régnait dans ces tombeaux
Un silence de mort comme seul artifice

Le soir venu il fermait les grilles de l’entrée
Et faisait le tour de ses locataires
Restituant les linceuls égarés à leurs propriétaires
Avant de retrouver les récalcitrants qui s’étaient échappés

Il était furieux quand les plus dissipés
Se distrayaient en échangeant las plaques funéraires
Il imposa alors quelques règles élémentaires
De savoir-vivre, espérant ainsi se faire respecter

Il frappait les pierres tombales de colère
Voyant que ses efforts étaient vains
Pour se venger il brûla nombre de suaires
Mais il entendait toujours le rire des défunts
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Sans le sous et sans abri
A seize ans il errait déjà dans les rues
Tourmenté par ses convictions
Aspirant à faire des rencontres
Ne le détournant pas de sa destinée

Sachant se faire convoiter
Auprès de ritualistes confirmés
Tant il était impatient
Après trois épreuves il renonça
Ne regrettant presque rien

Sans nul doute
Aurait-il accepté si
Tous ses initiateurs
Avaient fait preuve d’indulgence en
Ne lui ôtant que la vie
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Soyez bon monseigneur
Donnez un peu de votre pain
Pour récompenser mon labeur
Peut être qu’un jour je vous tendrai la main

Soyez bon monseigneur
Donnez-moi un peu de votre vin
Pour calmer mes ardeurs
Peut être que ma compagne vous prêtera son sein

Soyez bon doux seigneur
Donnez-moi le fruit de vos moulins
Pour calmer un peu ma faim
Peut être que je vous donnerai ma fille au matin

Soyez bon humble seigneur
Donnez un peu de vos agnelins
Pour que je sois riche de chaleur
Peut être que je vous accueillerai dans ma demeure

Soyez charitable monseigneur
Partager un peu de vos écrins
Pour que je devienne Chastelain
Peut être que vous serez mort demain
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Il préférait accepter l’ironie
De la part d’autrui
Plutôt que de répondre aux injures
Et provoquer maints parjures

Il se disait lésé par la nature
Et se cachait en permanence
Il avait honte de son apparence
Héritée bien avant sa naissance

Il vivait seul et ne sortait que la nuit
Même ceux qui avaient pitié de lui
Baissaient les yeux devant la fatalité
Qui avait usé d’une fallacieuse immoralité

Il se contentait des restes des auberges
Et des déchets jetés sur les berges
Avant de se réfugier dans une chapelle abandonnée
Où il trouva réconfort et sérénité

Chaque soir il lisait à la lueur d’un chandelier
Un passage de l’ancien testament
Ne voyant en ces pages un peu froissées
Que des êtres charitables et bienveillants

Il était persuadé que le livre avait raison
Et arpenta les rues au sein de la population
Il fut tant dénigré qu’il retourna dans son abri
Le cœur lourd, il resta longtemps indécis

Il se rendit sur la place du marché
Et prépara une corde finement tressée
Il grava quelques mots sur les pavés
Avant de mettre fin à ses jours, le regard déterminé

« Aujourd’hui vous pouvez juger ma mort
Et comprendre que je fus votre tort,
Vous avez tant blâmé mon existence
Que vous serez étouffés par votre intolérance »
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006

Qu’il est doux de reposer enfin
Sur une couche de satin
La mort y est tant heureuse
Qu’elle en est elle-même envieuse

Il observait son passé avec satisfaction
Et pensait que sa vie n’avait que trop duré
Il voulait connaître les bienfaits de l’éternité
En écourtant son existence sans la moindre appréhension

Il avait soif de connaissance, de vérité
Et souhaitait mettre à l’épreuve
Ses théories sur les êtres réincarnés
Son savoir résidait en d’improbables preuves

Il gardait en lui un trait matérialiste
Et après son trépas il décida de sa destinée
En restant près de sa dépouille minimaliste
Que le temps et la nature avaient déjà altérés

Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006

Il errait le plus souvent
A la croisée des chemins
Espérant conclure pressement
Un pacte légitime avec le malin

Il ignorait les conséquences
De son acte empli d’inconscience
Mais il était décidé plus que de raison
A franchir le pas de la soumission

Il agissait sous le joug de la jalousie
Et voulait assurer seul la régence de la métairie
Délaissée par l’ancien propriétaire trop âgé

Le diable entendit son appel et fit preuve de générosité
Il fit trépasser le vieux et fit de son vœu une réalité
Avant de faire perdre à ses terres, toute leur fertilité

Moralité : oubliez vos vils sentiments car le diable a maints visages en ce monde.


 

 

Par Pascal - Publié dans : poesie
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Jeudi 16 mars 2006
Elle adorait jouer avec les rumeurs
Pour faire enrager sa préceptrice
Et choquer l’esprit vertueux des bonnes sœurs
Qui lui servaient de nourrice

Elle montrait à tous ses prétendants
Sa ceinture de chasteté
En leur disant que le plus galant
En détiendrait la clef

Elle s’exprimait avec désinvolture
Et voulait bousculer les traditions
Qui avaient fait de sa famille au sang pur
Des aristocrates aux pieuses convictions

Elle fréquentait les quartiers défavorisés
Juste pour profiter un du dépaysement
Et aguichait même quelques paysans
Pour goûter un peu à la liberté

Ses parents l’ont retrouvée pendue
Avec une lettre sur son oreiller
« Au moins ces prétentieux efféminés
Me dépossèderont de tout, sauf de ma vertu »
Par Pascal - Publié dans : poesie
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