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  • : Ce blog a la prétention de présenter une poésie différente. Elle intégre des sujets rarement abordés. L'ésotérisme en général y est souvent représenté. Toutefois, les puristes pourront apporter leur avis sur des textes plus littéraires.
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Texte libre

Etant l'auteur de l'ensemble des textes présentés, je souhaite par ce biais, interpeller un éventuel éditeur.

Si le hasard veux bien se montrer clément.

 

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Lundi 10 avril 2006
Elle ne pensa voir que des hallucinations
Au milieu de cette enclave clairsemée
Dans les méandres d’une forêt abandonnée
Par les humaines intentions

Elle ne vit que des virevoltants
Autour d’un être transparent
Assis sous un vieux pleureur
Assisté par la lune et sa lueur

Elle tenta d’écouter les oraisons
Comme s’il s’agissait d’un secret
Sans déranger les feux follets
Dans leur indécise progression

Moins de fleurs que d’herbes couchées
Témoignent de leur présence
En ce temps de présage annoncé
Par des cornus à la timide nonchalance

Elle ne sut jamais qui était sous les branches
Et ne décela en lui qu’un regard de revanche
Elle ne réalisa jamais que sa discrétion mesurée
Avait fait d’elle l’unique rescapée
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
Il se souvient du temple et de son autel
Renversé par les eaux venant de l’horizon
Recouvrant les labeurs de la belle saison
En ne laissant derrière elles qu’un champ de sel

Même la colline de son enfance
Qui n’est plus qu’un stigmate naturel
Séchait ses larmes en silence
N’ayant rien d’autre à montrer que des séquelles

Il est rongé par la culpabilité
Depuis qu’il se sait survivant
Proche d’une solitude exacerbée
Par les cadavres flottants

Arraché à sa famille il ne peut comprendre
Ce qu’il considère comme une fatalité
Et ne sait plus faire qu’attendre
De rejoindre ceux qui l’ont aimés

Il tente d’appréhender les théories Du pardon
Auprès des impassibles gardiens du pont
Figures de marbres dénuées de raison
Qui ne lui offrent que d’improbables contradictions
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006

Ils ont mangé son cœur et bu son sang
Il était pourtant du clan des innocents
Curieux de la culture qui l’avait adopté
A peine dérangé par un autel maculé

Il ne faisait qu’imiter les gestes des adeptes
Conditionnés pour faire de la mort un concept
Un art de vivre qui régissait leurs coutumes
Faites de sacrifices au cœur de la brume

Il aimait à pratiquer seul ses rituels
Afin de concrétiser son savoir séculaire
L’organique avait pour lui un caractère usuel
Comprenant quelques disparités animales nécessaires

Il savait manier la chair, même vivante
Certains disciples prétendaient qu’il avait un don
Pour mettre l’occulte en valeur de façon véhémente
Et révéler le véritable sens de ses manipulations

Il usait des tranchantes avec une indéniable facilité
Qui faisait naître un sentiment fort de jalousie
Y compris chez les illustres de la communauté
Qui voyaient en lui un être ambitieux et perverti

Ils ont recueilli son sang dans des calices
Disposés aux quatre extrémités de l’autel
Uniquement pour savourer pleinement le supplice
Et profiter de quelques dogmes originels

Ils ont regardé son cœur
Passer de vie à trépas, lentement
D’un air satisfait, presque monseigneur
Avant de se retirer, humblement

Laissant la brume envahir le mausolée
Pour qu’il accueil l’âme du défunt
Qui ne connaîtra plus comme parfum
Que l’odeur aseptisée de l’éternité


Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
« Vivez bien vils paillards
Ne damnez pas ce que vous êtes
Laissez sonner tocsins et trompettes
Vous rendant prince à tous égards »

Ainsi parlait le dernier dissolu
A chaque cérémonie défendue
Dans son élan il leur disait « profitez
Tant que la mort se tient éloignée »

Il aimait la moquerie et l’ironie
Et prônait le plaisir de la dérision
Aux dépends du roi et de ses nantis
Bien à leur aise dans leurs fonctions

Il était peu farouche
Et revendiquait sa pauvre souche
Même pour attirer les filles de couche
Dont les maris s’exprimaient par l’escarmouche

Il tenait fièrement ses discours
Aussi bien aux commères élégantes de la cour
Qu’aux chevaliers menteurs sur le retour
Dont il appréciait pourtant les fins atours

Il dissertait longuement avec les distingués
En leur vociférant « oubliez vos querelles
Inutile de guerroyer pour user votre vitalité
Qu’il est plus doux de perdre avec une demoiselle »

Il profitait sans vergogne de l’euphorie
Distillée par maints poèmes grivois
Il écrivait « soyez généreux, j’en serai ravi
Ou restez pingres pour que sur votre tombe je festoie »
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006

« Je meurs demain » se plaisait-elle à dire
A chaque solstice d’été, près d’une fontaine de jouvence
Elle fait semblant d’ignorer les évidences
A travers un regard ou un sourire

Elle se tient à l’écart de la civilisation
Et de tout ce qui représente une obligation
Pratiquement illettrée, influencée par d’anciennes traditions
Elle pense que le destin immortalisera son nom

A peine humanisée, elle préfère la discrétion
Offerte par les sous bois et les buissons
Elle s’intègre parfaitement dans un environnement
Hostile et ignorant, néanmoins vivant

Elle visite parfois ceux de son espèce
Guettant quelques moments intimistes
Elle ne peut comprendre la subtilité matérialiste
Et l’attachement aux bien que leurs cœurs ne délaissent

Elle se surprend à être envieuse même furtivement
Et retourne dans son fief, en silence
Elle trouve refuge dans l’éloignement
Et pense que sa survie dépend de son inexistence

Ils n’ont connu d’elle que des pas dans a neige, parfois une ombre
Et ont fait preuve de pitié dans les jours sombres
Ils n’ont retrouvé qu’un corps dans une cabane isolée
Une tombe obscure où ne figure aucune identité

« Je meurs demain » se plaisait-elle à dire
Elle avait choisi son heure, sous la lune orangée
Même si inconsciemment dans un dernier soupir
Le temps et la solitude ont fait d’elle une trépassée

Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
Elle surveille ses âmes loin des cimetières
Et menace fièrement mais avec patience
Envieuse elle se fait garante de l’éphémère
Pour un jour s’octroyer quelques pitances

Elle aime son monde plus que de raison
Sous la forme de nouveaux trépassés
Qui autrefois vivants ont sans désirs succombés
Aux amères plaisanteries d’une vie de tentation

Du nourrisson au vieillard fébrile
En passant par les innocents et les bons vivants
Elle prend ce qu’elle veut, sur l’instant
D’un air pensif et contenté, le regard servile

Il est toujours mal vu de se donner la mort
Pauvre de lui le repenti qui, cause de tort
Sans prétention ne trouva que pénitence
Le sort lui est acquit mais sans assurance

Celle du philosophe apparaît sans soucis
Quand son mentor aussi fictif soit-il reste sans voix
Les pensées s’entremêlent à l’horizon de la folie
Négligeant leurs tâches et ne préférant pas autre que soi

Elle se prétend morale, avec un sens de l’honneur
Et offre ses fins services dénués de pudeur
Elle brandit singulièrement quelques artefacts
Laissant deviner un hôte victime de son pacte

Elle sait le temps, telle une noctambule avertie
Décidée devant l’éternel, responsable de ses actes
Agissant le sourire aux lèvres part manque de tact
La mort reste au long cours, affublée de termes imprécis

A la nuit tombée, empli d’intentions raffinées
Sans jamais faillir, elle s’offre à corps perdu
Et tous ceux qui pensaient être épargnés
Diront un jour « Quand la mort fut venue »
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
La belle est à ce point farouche
Que vous ne puissiez espérer sa couche
Pourtant si accueillante aux yeux de ses amants
Témoins de quelques actes inconvenants

Il arrive parfois lorsque vient la nuit
Qu’elle suive les allées du jardin
A la recherche d’un éventuel concubin
Qu’elle enchantera de ses vers adoucis

De sa voix sensuelle au timbre velouté
Elle charme plus que poète, les yeux désirables
Les prétendants impatients un peu effarouchés
Parcourant les lieux sous les feuilles d’érables

Les statues de marbres se font menaçantes
Le vent fait danser la brume légère
Sur les arbres confidents qui lui sont chers
Et sur la flore automnale hier chatoyante

Elle s’en retourne en charmante compagnie
Et s’installe près de l’âtre sans un bruit
Elle observe et envisage sa blonde amie
Délivrant un parfum si doux qu’il en est exquis

Elles s’offrent sous un déluge de soie et de dentelles
Les pensées se précisent sur des désirs imprudents
Leurs mains s’attardent sur des caresses essentielles
Les regards se croisent entre indécence et chuchotement

Elles se lassent au bruit des feuillages
Et s’endorment enlacées le cœur volage
Filles de peu de foi, l’instinct troublant
Elles traversent la nuit passionnément

La blonde amie se retire et quitte le domaine
Les vêtements légers, le corsage généreux
Les premières lueurs de l’aube se font souveraines
Sur le parc endormi, avare de quelques aveux

Puis elle se lève sur un élan de sérénité
Et repense, si docile, à sa maîtresse d’un soir
Son sourire paraît si profondément troublé
Qu’elle en est impatiente de la revoir
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
La nuit tombait, le monastère devenait silencieux
Les ombres se faisaient menaçantes sous le cloaque
Seul un nonchalant parcourait les lieux

C’est sous la lune, épris de fatigue
Qu’il aperçut une forme étrange et vaporeuse
Elle flottait au-dessus du sol, mystérieuse

Elle restait là quelques secondes puis disparaissait
Le jeune moine partagé entre l’étonnement et le doute
Approcha prudemment près de la voûte

Aucune trace ne paraissait sur les pavés
Il attendit que se montre encore une fois l’entité
Et s’arma de patience au milieu d’un corridor

De l’autre coté du parc, une clarté errante
Se dessina, délicieux galbe de féminité
Qui s’avança vers le moine subjugué

Une brise légère inonda les visages
Et la nuit devint présage
Une douce fraîcheur envahit la plaine

Elle s’arrêta subitement
Tandis que se précisait son corps luminescent
Pour laisser place à une jeune femme douce et désolée

Il se fit muet d’admiration
Face au regard de l’entité
Débordante de sensualité

Reflet de magnificence elle baissa les yeux
Laissant une larme tomber sur le sol
Puis s’en retourna en d’autres cieux

Elle disparut lentement pour devenir une ombre
Avant de regarder une dernière fois le novice
Et de laisser un parc sans vie et sombre

Et chaque soir que Dieu fait en ce monde
Il revient dans les jardins du monastère
Dans l’espoir d’y rencontrer à nouveau l’éphémère
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
Son tourment était si profond
Qu’un soir d’hiver sous le vent
Il resta immobile, machab insolent
Il s’était mort donné par le poison

Inhumé dans l’allégresse
Par ses anciennes maîtresses
Le corsage généreusement ouvert
Et les bas, jetés, le cercueil recouvert

Son hommage, des robes fendues
Défilé sensuel juste un brin et indécent
Et pas une larme pour l’enterrement

Regrets ne sont que futilité
Puis elles repartent, le cœur en liesse
En disant « loin de moi squelette, profite de l’ivresse »
Par Pascal - Publié dans : poesie
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Lundi 10 avril 2006
Elle a flatté plus d’un amant
En donnant ne serait-ce qu’un sourire
Furtif mais suffisant pour provoquer le désir
Et faire selon son bon vouloir de naïfs prétendants

Elle a attiré plus d’un amant
Par un verbe aguicheur et un geste indécent
Elle provoque et exalte l’infidèle
Pour qu’il s’abandonne, insouciant et frêle

Elle n’a plus aujourd’hui, du fond de son alcôve
Que des jeunes gens en manque d’hospitalité
Et des aristocrates déchus sachant se faire convoiter

Certains sont passés par le confessionnal
En pensant être pardonné pour leur péché d’un soir
Vérité indicible sur le plancher du parloir
Par Pascal - Publié dans : poesie
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