Présentation

  • : le blog paranormaletpoesie
  • paranormaletpoesie
  • : Littérature
  • : Ce blog a la prétention de présenter une poésie différente. Elle intégre des sujets rarement abordés. L'ésotérisme en général y est souvent représenté. Toutefois, les puristes pourront apporter leur avis sur des textes plus littéraires.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Texte libre

Etant l'auteur de l'ensemble des textes présentés, je souhaite par ce biais, interpeller un éventuel éditeur.

Si le hasard veux bien se montrer clément.

 

Catégories

Recommander

Recherche

Concours

Mercredi 2 août 2006

Chaque soir il regarde les siens s’endormir
Sans pouvoir les toucher, les sentir
Il regrette aujourd’hui de n’être qu’un revenant
Incapable dans son état, de consoler ses enfants

Il pense parfois respirer de l’air ou ressentir la faim
Même si son autre corps n’est plus que poussière
Il n’est pas encore adapté à son environnement
Et se surprend à faire les mêmes gestes, quotidiennement

Il essaie de communiquer, parfois de se montrer
Et malgré ses efforts acharnés
Il sait qu’il ne fait plus partie de ce temps
Et ne peut plus en contrôler les éléments

Il a maintes fois tenté de quitter cette maison
De trouver ce champ de brume permanent
Et a compris bien tard les raisons
Qui font de sa mort un isolement

La demeure est depuis longtemps désertée
La solitude et la colère sont désormais sa réalité
Il n’est plus qu’une ombre, une simple entité
Qui a perdu la foi au profit d’un instinct exacerbé

Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 août 2006

Il était de sang noble
Et a pourtant quitté ses vignobles
Pour rejoindre les rangs des jacqueries
Malgré les médisances et les moqueries

Il tint sa fourche fièrement
Parce qu’i pensait que son rang
L’obligerait à protéger ses gens
Qu’ils soient forgerons ou paysans

Malgré son acharnement et sa volonté
Il ne passa jamais pour l’un d’eux
Il ne délaissa jamais le lys, faute de mieux
Mais se retrouva ainsi condamné

Il fut rejeté par les mondains
Haï par ceux qui mourraient de faim
Il tendit une corde devant sa cheminée
Avant de faire un dernier geste désespéré

Laissant sur son guéridon un rouleau de parchemin
« J’ai tenté en vain de vous tendre la main
Regardez ce que vous avez fait de votre allié
Et contemplez maintenant votre destinée »

 

Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 août 2006
Il vit les anges gardiens
Fuir le royaume des cieux
Pour suivre un demi-dieu
Un itinérant sans chemin

Il fut longtemps à ses cotés
Pour lui, presque une éternité
Pour son maître, juste un amusement
Qui n’avait rien d’influent

Il s’est brûlé les ailes
Sur les brasiers éteints
Parce que son esprit frêle
Etait persuadé de son destin

Illusoire et tout autant dérisoire
Etait sa détermination
Face à un ange dans sa prison
Qui s’appropriait honneur et gloire

Il fut patient et attentif
Sans comprendre que même la lumière
Sous un affublement approximatif
Pouvait user d’arguments délétères
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 août 2006
Il est adepte de sa propre conscience
Ne mettant jamais en doute sa confiance
Il pense que l’ego est une chimère
Inventée pour justifier la prière

Il se sait né du divin
Mais n’en revendique pas les liens
Parce que même un créateur
Ne peut réparer ses erreurs

Il admire la dévotion
Mais uniquement chez autrui
Et pense que son pardon
Vaut bien celui d’un dieu impuni

Croisant parfois les regards
Il sourit face au hasard
En pensant que seule sa raison
Est source d’humilité et de compassion

Il observe à l’occasion les gens charitables
Offrir ce qu’ils ont de plus misérable
En attendant chaque fois une reconnaissance
Même de la part des enfants en déchéance

Il s’efforce de mettre en avant une personnalité
Que la plupart des gens considèrent comme un défaut
Et joue avec finesse d’un charisme nuancé
En pensant que sa présence est déjà un cadeau
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 août 2006
Il est à la fois profane
Et membre de l’église anglicane
Il profite d’une hérésie spirituelle
Accablante et source de séquelles

Etrange ami que celui-ci
Se montrant à demi endormi
Pour voiler son potentiel
N’en dévoilant qu’une infime parcelle

Il est infiniment patient
Et sait faire preuve d’humanité
Parce qu’une réflexion même suggérée
Vaut mieux qu’aimer et faire semblant

Il est passionné de théologie
Et admet qu’un saint écrit
Peut contenir des erreurs
Par manque de rigueur

Il refuse de se plier aux exigences
D’une simple croyance
Qu’il croit mal interprétée
Et issue d’une tradition trop éloignée
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 mai 2006
L’idéaliste au sombre dessein
Glace son sang chaque matin
Lorsqu’il regarde le cimetière
Imaginant la mort qu’il espère

Il ne fait que converser, parfois seul
Et refait le monde selon ses convictions
Il garde précieusement son linceul
Pour le jour où il sera au plus profond

Il regarde les gens en essayant de les comprendre
Mais son esprit troublé, empli d’obsessions
Ne voit en ses compatriotes qu’un amas de cendre
Dont les vents impulsifs prennent possession

Il cache volontairement ses intentions
Et est toujours avare de confession
Il use de rumeurs et de fausses révélations
Pour déstabiliser une partie de la population

Il observe les réactions et conforte son jugement
Sur ces humains inconscients de leur état d’êtres vivants
Il prévoit son idéal mais seulement pour sa personne
Et veut préserver cette intimité qu’il affectionne

Il entretient le paradoxe avec intelligence
Et veut montrer fièrement ses différences
En dévoilant ses capacités intellectuelles
Qu’il considère comme confidentielles

Il lui arrive de s’agenouiller devant son ouvrage
Qu’il a sculpté seul, à l’abri des regards indiscrets
Il a compris que ses désirs au demeurant surfait
N’auraient de réponse qu‘après la fin de son âge
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 9 mai 2006

Elle avait donné naissance à un fils
Loin du village, à l’abri des regards
Afin de lui éviter maints préjudices
Elle espérait faire de lui un hussard

Il était né sous la lune montante
Avec quelques fougères en guise de couche
Il était attendu par les occultistes et les voyants
Au cœur même du pays d’Ouche

Il fut caché de la populace
Pour ne pas effrayer les simples d’esprit
Obnubilés par tant de forfanteries
Issues de quelques inquisiteurs perspicaces

Son existence n’avait rien d’un secret
Il fut traqué inlassablement
Les notables, par peur des paysans
N’avaient d’autre choix que diffuser leur décret

Ils avaient rendu légitime la recherche de l’enfant
Ne souhaitant pour le bien de la communauté
Que sa disparition ou son bannissement
Loin de leur terre et des familles apeurées

Ils avaient retrouvé le nourrisson et sa mère
Epuisés, allongés près d’une rivière
Ils les avaient ferrés puis mené à l’échafaud
En les dévisageant d’un air faraud

Ils avaient fait d’eux des trépassés
Simplement parce qu’ils étaient nés différents
Aux yeux des membres du clergé
Qui pense que seul un chrétien peut être innocent

Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 mai 2006
Elle a tenté de noyer ses larmes de brume
Dans un verre d’absinthe à peine sucré
Elle affichait sa transparence mais de manière posthume
Et avait compris ce jour, la condition désincarnée

La résignation a fait d’elle une entité
Philosophe à ses heures, esclaves de ses pensées
Elle a joué avec les vivants, usant de son existence
Pour provoquer les cartésiens par sa simple présence

Elle aimait semer le doute chez ces gens de foi
Et les matérialistes assis sur leurs convictions
Certains ont nié le phénomène autrefois
D’autres sont tolérants mais bâillonnés par la dévotion

La mort a de multiples avantages
Que la raison ne comprend pas
Avec l’expérience elle abusait de son état
En jetant son sourire en présage

Elle offrait parfois quelques confidences sur le guéridon
De quelques spirites en quête de révélations
Elle aimait à animer les veillées des initiés
Qui pensaient être à l’origine des manifestations éthérées

Elle a oublié le plaisir du simple contact
Et cherche à renouer avec ses sens perdus
En stimulant son environnement, conscientes de ses actes
Mais elle attend toujours de toucher au défendu

Elle n’a plus aujourd’hui la moindre compassion
Et l’espièglerie a fait place à la convoitise
On entend parfois au manoir, dans les bas-fonds
Tomber furtivement les larmes d’Héloïse
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 mai 2006
Elle est entrée dans l’église en bohème
Insignifiante en apparence, néanmoins charismatique
Juste pour écouter une dernière fois les cantiques
Avant son jugement devant la Vehme

Elle se sait condamnée, trahie par son propre sang
Nul souvenir n’en résulte, pas même son rang
Malgré cela, elle reste sereine devant ses enfants
Ignorants accusateurs au regard insolent

Ils ont oublié le sens du pardon
Et leur vie se résume en quelques oraisons
Dictées par le chant des morts qui résonne
Comme les échos plaintifs et mélancoliques qu’ils affectionnent

Devenus orphelins par manque de raison
Ils n’ont comme réconfort que des prières
La sensation qu’une âme familière
Et insistante plane sur leur horizon

Elle était pourtant de noble souche
Mais fut considérée comme une hérétique
Parce qu’elle embaumait les pourtours de sa couche
Avec les ossements des amants ecclésiastiques
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 10 avril 2006
L’ambiguïté d’un crépuscule solennel
Faisait de lui un être spirituel
Tentant d’émouvoir la nature
En espérant échapper au parjure

Libre mais apeuré dès la nuit tombée
Il attendait ainsi chaque soir
Que les âmes passent sans le voir
Afin de profiter d’une dernière journée

Il regrettait son pacte fallacieux
Et ne voulait finalement que la paix
Il avait choisi de servir un dieu
Dont la parole n’était qu’intérêt

Il s’est maintes fois montré clairvoyant
Jusqu’à bouleverser ses habitudes
Toujours à l’affût des esprits mendiants
Qui ont déjà changé son attitude

Il appliquait sa philosophie de l’absolution
En sachant son sort inéluctable
Même s’il échappait depuis trois saisons
Aux affres d’un élément fondamental
Par Pascal - Publié dans : poesie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus