J’ai senti son souffle défunt m’envahir
Au point de faire chavirer mon âme et mon coeur
Détachée et libre mais non sans désir
Sa lumière s’est posé sur moi avec douceur
Elle n’était pourtant que volupté
Je l’observais souvent, marchant sus la brise
Elle souriait aux anges, frêle et insoumise
Derrière son voile aux reflets velouté
J’ai pu la rejoindre autrefois
Fébrile et malgré tout serein
Ne sentant que son émoi
Et la délicatesse de son parfum
Elle n’a connu de son univers
Que les filets de lumière
Certaine de ses valeurs immatérielles
Ont apaisé sa vie qu’elle savait éternelle
Elle a tenté d’ouvrir son cœur
Ne sachant pas comment le préserver
Elle pensait avoir le droit d’aimer
Juste pour goûter une fois au bonheur
Elle n’est depuis, jamais revenue
Sauf dans mes fugaces pensées
Qui fond d’elle un souvenir privilégié
Avec au fond de moi un espoir défendu
Par Pascal
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A quoi bon suivre la voie
Qui mène à l’indifférence
Lorsque l’ont fut présence
Bien avant de recouvrer la foi
C’est libre, en souffle désuet
Que l’ont évolue en ce lieu
Non divin, pourtant parfait
Qui n’abrite aucun précieux
Que de fines âmes dont le principe vital
Se répand inlassablement
Dans les méandres de l’astral
Avant de disparaître lentement
Que d’immaculés autrefois perdus
Sur une enclave à peine isolée
Tombés pour avoir défendus
La vie et ses affluents éprouvés
Tous ont retrouvé les cieux
Et ce doux vent familier
Qui confère à l’éternité
Un parfum limpide et délicieux
Par Pascal
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Je les ai vu esquisser quelques sourires
Disant qu’ils n’avaient rien d’autre à m’offrir
C’est ainsi que j’ai embrassé la cause des ailés
Après y avoir trouver une source de liberté
Dire que je serais à jamais dévoué
Constituerait un lourd péché
Aisément réorienté par des guides influents
Qui ne tolèrent que la vie et le présent
Autrefois dans les bras d’une ombre
J’ai longtemps compté mes heures sombres
Avant d’apercevoir enfin les éthérés
Enlacer mon âme et l’accompagner
Tant de déceptions et de désillusions
Ont sillonné le cours de mon temps
Que j’en avais oublié le pardon
Au profit d’un spirituel isolement
C’est éloigné du charnel
Que j’ai découvert l’humilité
Et la douceur d’une entité
Au milieu des anges un peu rebelles
Par Pascal
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Il use de son pendule avec fierté
Cherchant la vérité dans les vieux murs
Il prête parfois l’oreille pour quelques murmures
A la recherche d’un indice ou d’une identité
Il pose sa main et ressent les vibrations
Qu’il prétend être celles des disparus
Dont la dernière demeure n’est souvent qu’une prison
Même pour les âmes qui se croient perdues
Il lui arrive de percevoir des tranches de vie
Des souvenirs passés, meurtris par le passage
Engouffrant peu à peu les esprits dans l’ennui
Sans espoir de revoir un jour leur vrai visage
Il a fait de sa vie une quête perpétuelle
A l’affût d’une réponse à la mort
Eternel insatisfait, il sait que son sort
Dépendra de la confiance d’un éternel
Enfin posé après plusieurs années
Sa philosophie n’est plus qu’incertitude
Le doute a fait de lui un être résigné
Qui ne croit plus en sa propre étude
Par Pascal
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